mardi 28 août 2007

Un blog ? Pfffff jamais de la vie...

Ah si tout les retours sur Paris pouvaient être aussi agréable. Ce midi j'ai été déjeuner avec MLD sur le canal St Martin. Le soleil tapait pour fois. ca m'a fait du bien de prendre du temps, car même en vacances j'ai toujours du mal à me poser. Je connais MLD depuis plusieurs années. Pour C. et moi c'est notre meilleure amie. Elle sait tout de nous. Je lui est fait part de la naissance de mon blog, cela lui a donné des envies. Décidemment le désir d'écrire est un véritable virus.
Moi qui auparavant voyait les blogs ainsi :

07:32 > Réveil
07:33 > Vais aller pisser
09:56 > Arrive en retard au taf
19:15 > Mon chef me casse les couilles
22:46 > Baise un coup...

Depuis mon regard à évolué, bien que certains soit d'une futilité totale je prend du plaisir à en découvrir certains, même si l'entrée en matière n'est pas toujours évidente. Avec du recul je me demande ce que peux apporter mon blog aux autres. Je le fais d'abord pour moi, pour tirer mes idées au clair, pour mieux me comprendre, afin de mieux avancer. Les commentaires sont les bienvenus...

lundi 27 août 2007

Fantasme d'un soir

Cela fait des semaines que je n'ai pas fait l'amour avec un garçon. Avant de partir pour Lisbonne, j'avais confié à C. que je tenais plus. Mais que pouvait-elle y faire !!!
Depuis que je suis rentré cette envie s'est estompée. Cela dit j'ai couvert un mariage en photo ce week-end. Et là subitement, sur l'un des invité j'ai commencé à fantasmer.
Dans la nuit je me suis vu dégrafer la chemise mousquetaire de ce bellâtre imberbe et au sourire ravageur. Je laissais alors libre court à mes mains chaudes, tâtonner ce territoire jusque là inconnu, chevauchant des collines et m'égarant dans ces failles.
Son regard se posa son mon slip. Mon sexe droit et gonflé fît mentir la chère loi de la gravité.
Mes lèvres humides l'avalèrent d'une bouchée. Ses poils courts venaient se mêler à ma barbe naissante, avant que des mouvements de va-et-vient ne les obligeât à se défaire.
Sa bite était belle, laissant apparaître sur son long des ruisseaux égarés. Ma salive prit un goût de sperme, un ténu filet de la douce mixture s'égara sous ma bouche. Sa main s'était posée sur ma tête, mais je n'avais nul envie de me laisser imposer le rythme. J'allais le faire jouir à ma guise.
Son jean taillant trop grand, j'y introduisis mes doigts pour le faire tomber à ses pieds. Le voila à présent nu, et moi collé, dos à lui, tenant à mon tour sa chevelure dans ma main et sa queue gonflée à bloc dans l'autre. A force de mordre sa peau, celle-ci commençait à ressembler au pellage d'un fauve. J'aurais voulu prendre plus mon temps, mais mon sexe glissa sans gène entre ses fesses bombées. Un râle exquis s'échappa de son souffle.
Désormais nous étions uni courant vers un même dessein.
Je jouis en lui en plantant mes dents à la base de sa nuque tendue. Plaqué par la sueur, le duvet soyeux de ses fesses dessinait des vagues qui venait se perdre entre ses couilles.
Abruti par ce corps à corps, abandonné, laissé à la dérive au milieu de ses draps souillés qui nous collaient à la peau, doucement, un sourire naissait à l'encolure de mes lèvres rassasiées.

Et le sexe dans tout ça ?

Je ne sais pas si c'est le fait de devenir père. Quoiqu'il en soit le sexe n'avait jamais pris une aussi grande importance avec C. Nous faisons l'amour comme jamais nous ne l'avions fait auparavant. Tel un pied de nez au destin qui voudrait que lorsque l'on devient parent , notre sexualité devait se draper de noir en signe de deuil.
Le plaisir de la chair m'envahit, je mords, je lèche, suce, embrasse, étreint, jalonne mes mains sur ce corps que je connais par cœur. Il n'aura de cesse de me surprendre ces prochains mois. L'impatience de le voir se transformer me gagne. Qu'est ce que ça fait de poser sa main sur un ventre bien tendu ? Cela me rappellera-t-il celui de ces garçons adeptes du club med gym ? Ou bien aurais-je plutôt l'impression de polir un bronze de Botero ?

Retour prémonitoire

L'avion nous ramène à Paris, laissant vraisemblablement derrière moi mes dernières vacances en "célibataire".
Le hasard, qui fait si bien les choses, m'a collé un enfants de 3ans sur le siège d'à coté. S. ayant poliment laissé sa place pour que l'enfant soit avec sa mère.
Je pris ceci comme une mise à l'épreuve. Allez zen !
Les coups de pieds, les verres qui se renversent, les cris, les crachats (verdict), rien n'y fît. Je restais impassible mon livre sagement tenu entre les mains. J'entama alors une succincte conversation avec la mère. Ma question fut directe "Et sinon, selon vous, quelle a été la période la plus difficile ?" Se référent à l'expérience qu'elle avait eu avec son ainé elle le répondit "Bah entre 1 et 3ans on ne vit plus !"
Ma seule réponse fut un sourire de circonstance. J'espérais qu'elle ajoute à son propos un "je blaaaaaague !". Au lieu de cela elle m'assena le coup fatal, tel un président de cours d'assise à l'énoncé du verdict : "De toute façon on en prend pour 30ans !"

jeudi 23 août 2007

fin de voyage

Le voyage s'achève. Je suis content. Content d'avoir gagné cette victoire sur moi-même. J'aurais voulu en faire part à S. mais à quoi bon. Après avoir passé cette semaine avec lui , à dormir dans la même chambre, à partager la même table...Mon désir pour lui rendit, enfin, son dernier souffle. Il doit maintenant trouver le bon Jules, il le mérite.
Mon amitié étant entière et indéfectible.

mercredi 22 août 2007

Doute

Et si notre enfant était triso ?
Cette question me hante comme beaucoup de gens je suppose. De part le passé j'ai rencontré des couples qui en avait un. J'imagine leur vie bousculé, brisé, toujours articulé autour de cet enfant différent. L'admiration que je porte pour ces personnes est sans pareil. Mais moi que ferais je à leur place ?
Je regarde les stats, à mon age, la trentaine, il me semble que j'aurais une (mal)chance sur 1500 !
PUTAIN ça me paraît énorme !
Quand je joue au loto je sais que j'ai seulement une chance sur 14 millions de gagner le gros lot, et pourtant je joue car j'y crois un peu. Alors là vous pensé une sur 1500 ! A vous faire regretter d'avoir essayé...

Un peu de lecture


Avec C. nous avons la quasi certitute qu'il s'agirat d'un p'tit gars. C'est peut-être des conneries mais, paraît-il que si l'enfant est conçu quand le couple est "en forme" il y a plus de chance que ce soit un garçon. Les spermato mâle étant plus rapide que les spermato femelle (de l'autre pas de jaloux : on dit que les nan sont plus résistante).
Bon après tout on s'en fout, du moment qu'il a deux bras, deux jambes et un cerveau en état de marche.
Ca me fait penser que je suis plongé dans la lecture de "mode d'emploi de mon bébé" ou le manuel anti Edwige Entier, le livre fort interessant permettant de résoudre toutes de "panne" ou de problème que l'on peut rencontrer avec bébé. Bref le livre qu'il me fallait !



Nougaro

Dans ma tête une chanson me revient dans les rues Lisboettes.
"Cécile ma fille". Cette chanson a parcouru mon enfance, et aujourd'hui ces paroles raisonnent autrement plus fort.
Ce père qui n'était pas destiné à le devenir, j'ai l'impresseion de me retrouver.
"Moi j'ai 30ans toi 6 mois"...ce sera aussi mon cas !
Bref, je m'imagine à mon tour être mort d'inquiétude lorsque mon enfant sortira le soir avec ses potes. Je me vois trop révenant à son goût, quitte à passer pour un vieux con...
Je dis ça, je n'ai que 29 ans, je vois sans doute un peu loin.
C'est peut-être déjà ça, Aimer.

Bon je fais quoi maintenant ?

Car j'ai beau avoir une pacstte qui m'aime, un enfant à venir. Je n'en reste pas moins homo. Mes quelques précédentes histoires m'ont démontré que je pouvais concilier les deux (enfin pendant un certain temps...). Mais là le fait de devenir papa ne va-t-il pas changer le regard des autres hommes ?
J'en ai parlé à S. l'autre soir. Ca m'a rassuré. Lui a été l'amant d'un homme marié avec des enfants. Cela à durer deux ans. Le fait de voir son mec avec ses gosses semblait le faire craquer. On y percoit le coté protecteur, bienveillant, c'est attendrissant.
Perso, ce n'est pas le genre de chose qui me fait craquer. Cela dit je n'ai toujours pas la réponse à ma question.
Je sais que je ne veux pas (ou plus) enchainer les plans. Cela a fait partie de ma vie, je ne les renies pas, mais pour moi cette période est révolue. Ce qui est sûr, c'est que C., et comme les fois précédente, sera au courant de mes choix. Non pas qu'elle me demande des comptes, moi c'est moi qui préfère lui dire ce qui se passse dans ma vie, car elle aussi la partage. Il est évident qu'il y a des choses que je garde pour moi et mon copain, qui sont de l'ordre de l'intime, et qu'il est important de préserver. Cela dit je me confie à elle quand ca ne va pas. Cela peut paraitre bizarre mais C. m'avait expliqué que dans ces moments là elle n'était plus ma copine mais tenait le rôle de meilleure amie. Sa capacité à faire la part des choses m'a toujours impressionné (mes amis aussi...). Elle le dit qu'elle m'aime simplement.

L'idéal ne serait-il pas de trouver un homme comme moi ?
Il comprendrait ce que je vis et vis versa. Pourtant j'ai l'impression que mon histoire est peu commune, mais bon je lance aujourd'hui à tout les papas homo ! Je suis là !
Les célbataires n'ayant pas peur des histoires compliqué sont bien évidement les bienvenus ! lol

mardi 21 août 2007

Y a-t-il un idéal de vie ?

Pour certain, la plupart peut-être, c'est oui. Papa+Maman+les mômes.
Finalement moi ce n'est pas si différent. Bien qu'actuellement je sois avec C. nous savons pertinemment que nos chemins différerons un jour ou l'autre. A ce moment là, je lui ai toujours suit que je me verrai bien partir, faire un pique nique (on aime bien ça, les piques nique dans les Buttes Chaumont...) avec notre enfant, moi et mon homme, elle et le sien. Tout simplement.
Des personnes soit choquées lorsque je réponds "les prochains ne seront pas de moi", quand il s'agit de savoir combien on aura d'enfants. C'est ainsi, on préfère se dire cela que croire en un idéal qui ne nous correspond pas.