jeudi 10 avril 2008

Le plus beau jour de ma vie


Titouan né aujourd'hui le 10 avril

mercredi 9 avril 2008

Nous étions trois, peut-être quatre autour de toi. Installé sous les arbres, abrité du soleil et du mistral, tu nous parlais. Je pouvais te sentir, te toucher. Tes yeux claires me regardais tendrement. Des mots pour me rassurer que, de là où tu étais, tu avais trouver la paix, enfin. Notre table était perdu parmi tant d'autres mais il n'existait que toi à mes yeux. J'avais conscience que tu n'étais plus et pourtant. Les gens me prenaient pour un fou à me voir parler à une chaise vide, mais qu'importe, je t'avais là en face de moi. Je n'arrive toujours pas à me rendre compte que tu me m'embrasseras plus en m'appelant "Mon Grand". Mon rêve se dissipe, ta voix s'efface, et tu t'éloignes.
Tu me manques à un point que je ne trouve pas les mots pour l'exprimer.
Tu es désormais mon ange.
Je t'aime.

lundi 7 avril 2008

C'est quand tu veux mec...

On a bien failli y croire. L'atmosphère était bizarre, quelque chose allait se passer. Et puis, ça s'est tue. Tout est redevenu comme avant et la nuit a repris ses quartiers. Le réveil est tardif, sur mon téléphone un mms de ML avec une photo de Paris sous la neige accompagné d'un "Vive le printemps". Décidément il faut s'attendre à tout en ce moment. C. commence à desespérer. La trêve hivernale est finie, je ne sais pas si elle compte employer la force pour déloger le petit de son cocon douillet. Alors on adopte la méthode dite "Italienne". Autrement dit, on fait l'amour... C'est bon et étrange de se dire que c'est peut être la dernière fois que nos corps s'enlacent avant la "trêve parentale"...
Je vous dirais si cela marche. Ce serait bien que cela arrive demain, on sera le 08/04/08, facile pour se souvenir des anniversaires...


"Rock" Technique mixte, 120x60cm.


"Pace" Technique mixte, 90x90cm.

dimanche 6 avril 2008

Ambiance surréaliste à travers la fenêtre.
Un pressentiment nous empare...
Où la nuit compte-t-elle nous conduire ?



Paris, 20h57

vendredi 4 avril 2008

Ivre de peinture

Ce matin rendez vous matinal à l'hôpital.
Verdict : il ne semble pas vouloir sortir ! Perso ça ne me dérange pas, je profite encore pendant quelques jours de ce beau bidon rond. Il va falloir que l'on fasse une dernière séance photo avant le jour J.
C. quant à elle est beaucoup plus impatiente...Je la comprend.
Je profite donc de ce répits pour me plonger à fond dans la peinture.
Ce qui d'habitude fait office de salon ressemble davantage à endroit visité par la Stasi...Tout est retourné, déplacé, empilé. Un vrai bonheur de vivre avec moi en ce moment.



"Exit" Technique mixte sur toile. 100x100cm




"go back" Technique mixte sur toile. 100x100cm


Au fait je recherche toujours un agent ou une galerie...

mercredi 2 avril 2008

Samedi j'ai fait l'aller retour entre Paris et Avignon. Journée difficile en perspective. Je fais la route avec une cousine, ma soeur et son copain. Je n'ai pas l'impression que je vais enterrer mon arrière grand mere. Le soleil éclaire les visages encore endormis, le sud s'ouvre à nous, un parfum de vacances à l'horizon.
Je ne me lasse pas d'admirer ces façades ocres et jaunes...Venir ici finir mes vieux jours, pourquoi pas ?
L'enterrement ce passe avec tout ce qu'on imagine...
J'en retiendrai de celui-ci un cousin éloigné, qui chanta face au cercueil une chanson de Brel à la guitare. C'était beau... Désormais elle repose dans le cimetière du village, avec au loin, trônant avec son chapeau blanc, le mont Ventoux.
Par la suite, on se retrouva tous au resto. On me demande des nouvelles du petits. Sentiment contradictoire, où se mêle la vie et la mort. J'ai C. au tel, prend de ces nouvelles, et m'assure que le petit reste bien dans sa "chambre".
Il est déjà l'heure de repartir...Je suis apaisé.

Toujours aussi peu de travail, et lorsque qu'un brief tombe, l'annonceur décide de ne plus faire de pub au dernier moment. La rage. Je me défoule alors sur la toile. Je le sens bien en ce moment. J'ai beaucoup d'envies, des choses assez noires à coucher alors que mon moral est au beau fixe. Si je peux l'exprimer ainsi c'est pas plus mal.



Je profite aussi de pouvoir mettre mon grand bordel partout. Pot de peinture, bombe de colle, de peinture, pochoir, feutre, plus de place pour mettre un pied l'un devant l'autre. La chatte, qui voût à la propreté un culte absolu, se retrouve en plein terrain miné. Son calvaire ne va plus beaucoup durer...
Merci C. d'être aussi compréhensive.



"911" Technique mixte, 90x90cm

vendredi 28 mars 2008

Ceux qui m'aiment prendront le train

Soirée chez les parents. La famille commence à se rapprocher pour le voyage vers l'Isles sur Sorgue.
Je retrouve ma mère qui m'embrasse un peu plus fort qu'à l'habitude.
On dîne ensemble, on parle des derniers jours de Manou, elle rigolait, blaguait, prenait des nouvelles des enfants.
Puis ensemble nous prenons nos billets de train pour samedi. L'enterrement à lieu à 10h30. On risque d'être juste avec les horaires des trains, mais bon je ne peux me permettre de partir trop longtemps avec le bébé qui pointe son nez.
De retour chez moi l'ambiance à l'appartement est bizarre. Le bonheur vient se mêler à la tristesse. La vie à le goût de la mort. Mais quelle mort au juste ? Certaines sont injustes, subites, d'autres sont attendues de pied ferme. Elle attendait ce moment depuis des années, alors comment ne pas prendre cet évènement comme une délivrance pour celle que l'on a aimé ? Demain je vais enterrer mon arrière grand mère et mon égoïsme qui me poussait à la vouloir toujours près de moi.

L'année dernière elle me raconta qu'avant de mourir son mari lui a promis que de là haut il lui fera signe. Quelques années plus tard, en pleine une nuit, elle entendit des bruits bizarres. Elle habitait à l'époque un mas, longé par un canal entouré de champset de chevaux. Puis ce bruit devenaient plus audible pour devenir des chuchotements. Une voix lui souffla alors ces quelques mots : "Tu sais que je t'aime, tu sais que je t'aime"...
Lorsqu'elle me raconta cette histoire, ces yeux bleues luisaient, sa voix était tremblante. Trente ans après la disparition de son mari, elle était amoureuse comme au premier jour.
A mon tour d'espérer qu'elle me fasse signe.

mardi 25 mars 2008

Manou

Je suis désolé, je n'ai pas pu retenir mes larmes.
Papa vient de m'appeler.
Tu es partie entouré de la famille, je suis soulagé.
Ce soir, de là haut, tu es la plus heureuse des femmes.
Va. Cours le rejoindre.

Demain, promis je vais retrouver le sourire.

je t'aime
je t'aime
je t'aime
je t'aime
je t'aime
je t'aime
je t'aime
je t'aime
je t'aime
je t'aime
je t'aime
je t'aime
je t'aime
je t'aime
je t'aime
je t'aime
je t'aime
je t'aime
je t'aime

Mariage(s)

Et oui la saison des mariages est de retour.
Ce week-end j'ai passé mon second dans les frigos de Paris. Ce fut très...spécial.
Un artiste a transformé ces ateliers en garçonnière ultra kitsch.
Ami du bon goût bonsoir... Ai croisé la charmante Maureen Door.
Si vous aussi vous souhaitez y célébrer votre mariage, pacs, ou autres festivités, il vous en coûtera la bagatelle de 6000€ minimum la soirée. Pour une salle de 300m2 ça fait cher le mètre carré...



L'entrée des frigos, rue des frigos dans le 13e




Notre cher hôte et ses deux copines...



La réception (ça va c'est encore sobre...)



Sa ravissante chambre d'ami (au cas où vous ne seriez pas convié à partager son lit...)



Sa salle de bain (attention ce n'est pas un jaccuzzi me précise-t-il, ça fait trop "nouveau riche"...)


Le séjour...


Toujours le séjour, avec au fond à gauche son lit perché (je vous laisse deviner ce qu'il y a à l'intérieur...)


La charmante Maureen Door


La mariée (photo en 1600 ISO, sans flash, à f/1,2...ce qui donne cet aspect tableau)


Autrement si vous avez un peu d'argent, sachez que Cécilia ex-Sarkozy a déposé sa liste de mariage au Bon marché. Alors si vous souhaitez lui offrir une couette à 402€, ou bien un couteau de table à 62€ (l'unité)...n'hésitez pas.
Pour ce faire rendez vous ici. Rentrez les infos suivantes : Attias Richard et Ciganer-Albeniz Cecilia et mettez la date du 23 mars 2008. Et vive les mariés !!!

lundi 24 mars 2008

Soon

Plus que quelques jours avant que le petit arrive.
Je suis bizarre, tout comme la future maman. Les journées sont calmes, on goûte encore à ce silence, en regardant du coin de l'oeil ce berceau qui trône à coté de mon bureau. Tout est prêt : la valise pour la maternité, le sandwich pour le papa (si ca se passe le soir car à l'hôpital y a rien a becter en pleine nuit...et oui il faut être prévoyant), l'ipod est gonflé à bloc, les épisodes de Desperate House wives tout juste déchargé dans le portable, histoire de patienter pendant les longues heures de travail (au mois 6 ou 8...). Un ami homo à eu sa fille sur les Beatles, j'ai trouvé ca classe, je ne sais pas quoi mettre, ce sera peut être Amy Wivehouse, en espérant qu'il ne suive pas le même chemin de décadence...
Les réunions avec les futurs papa ont été instructive. Je m'aperçois que je suis assez va t'en guerre par-rapport à certain. La vue du sang m'est loin d'être agréable, mais je pense tenir le choc. D'autres futurs papas préférons attendre les moment les plus difficiles à coté, moi j'opte pour la totale, c'est vrai attendre 9 mois pour ne rien voir...ce serait de l'arnaque, mais là promis je poserai l'appareil photo. Le soir (quand on y pense) on fait les exercices de respiration. C. préfère la méthode de l'apnée, et moi je flippe que cela déclenche l'accouchement...Faudrait pas forcer non plus. Alors voilà, on attend comme à la péche, ça mord ou ça mord pas ? Bah pas grand chose. Au touché il semble plutôt s'accommoder de son cocon, bien que sa position étriquée fasse plutôt penser à un basketteur dans une Fiat 500. Ce ne doit pas être confortable. J'ai mal pour lui.
Avec C. on s'est essayé au montage de l'écharpe portative, c'est pas commode. Je me suis essayé à l'exercice avec pour mannequin une peluche extra terrestre...si les voisins nous ont vu ils ont due nous prendre pour des débiles

Dans quelques jours je vais être papa, il faut que je lise ces mots sur mon écran pour m'en rendre compte, car mis à part les questions d'ordre matériel (la poussette dénichée sur ebay, et autres pyjamas des connaissances...) mon futur rôle ne m'habite pas encore. Les potes que je croises te disent que la fois prochaine la donne aura changé, tu ne t'y fais pas. A croire que l'on pourrait attendre cela toute sa vie. Je me revois encore sur le grand plongeoir de la piscine municipale, perché à 5 metre de haut. Je sais qu'à un moment donné je vais sauter, de la à savoir quand, mystère...
Alors, à l'aube du grand saut je repense à ces dernières années. A mes actes assumés...à ceux que j'ai manqués. J'ai quelques regrets, certes, mais au final ils ne m'empêchent pas d'avancer. Je suis tombé amoureux d'un ou deux garçons, suis parti en voyage, ait pleuré, m'en suis voulu de m'être mal comporté. De ces avnectures il reste quelques amis qui comptent beaucoup pour moi. Aujourd'hui je me suis accepté tel que je suis et compte mener ma vie comme bon me semble...

Les nouvelles de mon arrière grand mère ne sont pas bonnes. Elle reste à l'hopital, à son grand désespoir. Mourir chez elle, c'est tout ce qu'elle demande. Mais avant tout elle aimerait pouvoir tenir jusqu'à la naissance de Titouan. Elle me ferait un magnifique cadeau, mais au fond à quoi bon, je ne veux pas qu'elle souffre davantage. Elle parle à tout le monde de la lettre que je lui ait envoyé il y a trois semaines, en est très fier. Je suis soulagé de lui avoir glissé ces quelques mots, pourvu qu'ils lui laissent l'esprit tranquille.
Alors me voilà entre rires et larmes, doutes et certitudes...

Charlotte Gainsbourg chante "Quand l'un part l'autre reste"




"Résistance" 179x69cm