dimanche 21 octobre 2007

Un détour par Belleville



Aujourd'hui pas envie de rester chez moi. Je prends mon Canon...
Je fouine, je prends du recul, j'observe.
Ca me fais du bien, j'apprécie d'être dehors, dans mon quartier.
Je me lave l'esprit !

Je m'en retourne avec ses deux clichés...

Bret...



Je viens de finir "Luna Park" de Bret Easton Ellis.
Ici l'auteur se lance dans un genre nouveau à savoir l'auto-fiction.
Le récit est assez déroutant vu qu'au fil des pages il écrit sa propre histoire. Un mélange des genres qui se montre exquis pour ceux qui connaissent déjà le travail de cet auteur à succès, avec son American Psycho.
Ici l'écrivain voit s' immiscer dans sa vie privée un certain Patrick Bateman, le légendaire tueur en série de son précédent roman (Pour ceux qui ne le savait pas...)
Le livre ne laisse pas indifférent, le style est dérangeant, les descriptions délicieusement orchestrées, quand aux personnages on ne sait plus ou se trouve la frontière entre réalité et fiction.
La fin est plutôt décevante.

Pendant que certains regardent Michalak...



moi j'ai les yeux rivés sur Elissalde...
C'est bientôt la prochaine coupe du monde ?

vendredi 19 octobre 2007

Pour qu'on évite de me poser cette question

"Mais pourquoi es-tu bi ?"

Je ne suis pas bi simplement parce qu'un bi couche aussi bien avec des garçons que des filles.
Moi je conjugue les filles qu'au singulier.
La nuance est importante, et puis au fond on s'en fout, non ?

Peindre ou faire l'amour ?


Ca faisait plus d'un an que je n'avais pas repris la peinture.
Et puis hier ça m'a pris, au réveil. Fallait que ça sorte.
Des placards, j'ai sorti les pots poussiéreux, ouvert la boite rempli de pinceaux, astiqué quelques uns tel un soldat qui s' apprête au combat. Finalement, nous en sommes pas si éloigné.
Puis j'ai sorti de derrière mon lit la plus grande toile que j'avais. 130x130cm. Va falloir maintenant remplir l'espace de ce carré éclatant.
Le combat peut commencer. Je m'oriente assez vite vers le désir de quelque chose d' abstrait. Besoin de sortir des couleurs, d' aller confronter les masses, de travailler la matière...
Tout cela est passionnant. Une fois que vous y êtes, le plus dur c'est le premier pas, le premier geste.
Le bonheur de créer remonte, je réfléchi, tâtonne, me plante, reviens en arrière en repassant un grand coup de pinceaux ce que j'avais jeter sur la toile.
Dans ces moment là, et d'autant plus dans l'abstrait, il est difficile de savoir s'arrêter, se dire qu'aller au delà, on touche à l'inutile.
Alors voilà, la journée s'achève, je suis fatigué mais content et déjà hâte de recommencer.

mercredi 17 octobre 2007

lundi 15 octobre 2007

Où es-tu ?

J'aurais besoin de toi, ton absence m'est parfois pénible. J'aurais besoin de fermer la porte à clé et me retrouver seul étendu à tes cotés. Ma main parcourerait tes cheveux et nous nous laisserions aller. Je veux des sourires et des mains qui me provoquent. Je ne sais où tu te caches et moi je suis perdu. Mes rêves s'échappent sans jamais laisser de traces. Moi, je m'imagine enfiler mon costume de lâche, fuyant ce bas monde pour aller m'abîmer sur les rivages du néant. Jonchant parmi ces âmes superficielles, au regards creux. On se regarde tous le nombril et cela nous suffit. Ici nul ne se pose de questions, on triche, on s'arranche, on ment. Ca baise à tout va - Tiens je me le taperai bien - Désir fugace, puis rien. Des œillères en guise de meilleurs amis, on n'écoute que soi. A brûler la chandelle par les deux bouts, notre fin ne se fait pas attendre. Ne reste qu'un tas de cendre, pas grave du moment qu'on en a bien profité.
Alors on lutte pour ne pas sombrer si bas. On pense à ceux qui ne se laisse jamais abattre, et on espère que demain quelqu'un saura si ce n'est vous comprendre, vous accepter tel que vous êtes.

dimanche 14 octobre 2007

L' insoutenanble légèreté de l'être



Il y a quelques jours j'avais eu envie de mettre les voiles sur l'Algérie et son désert. Ce week-end m'a permis de combler tant que ce peut cette envie. Je suis allé avec C. à un mariage à Arcachon.
Le nom même d'Arcachon, oui je sais ca ne donne pas envie, du moins pour ceux qui ne connaisse pas. Je ne sais pas, peut-être la proximité avec le mot cornichon, pas très sexy tout ça. Et bien j'ai bien été surpris de voir découvrir cette ville au sud de Bordeaux. Très bourgeois en apparence, des maisons du début du siècle qui laisse paraître les frasques d'antan, et un climat qui donnerait envie d'y rester plus que deux jours.
Du haut de la dune du Pyla, je m'étends sur la sable tiède. Ma tête repose sur le bas ventre de C. Je suis bien, je ferme les yeux. J'écoute...
Autour de nous des familles, des enfants qi crient, des pères attentifs.
J'aimerai vieillir de plusieurs mois, me retrouver comme eux, à partager les mêmes sensations. Chahuter comme un gosse...j'ai besoin d'être plus léger, cesser de me prendre la tête. Vivement l'été prochain.